Conférence de Genève : le boycott d’Abou Dabi, conséquence du lobbying de la RDC, commente un expert

Conférence de Genève : le boycott d’Abou Dabi, conséquence du lobbying de la RDC, commente un expert ( Radio Okapi)

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Rencontre entre les ministres des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, et son homologue, Cheikh Abdallah Ben Zayed Al Nahyane.

Les Emirats arabes unis, un des bailleurs de fonds et co-organisateurs de la conférence humanitaire de Genève a rénoncé, vendredi, de participer à cette réunion suite à l’intense lobbying diplomatique de la RDC. Commentant cette position d’Abou Dabi, Emmanuel Libendele, expert des questions humanitaires et président de l’ONG Corps de génie et développement, a indiqué samedi 7 avril, que le désistement des Emirats arabes unis est une conséquence logique du refus de la RDC de participer à cette rencontre.

« Je crois que les Emirats n’ont tiré que les conséquences du refus de la RDC de participer à cette conférence. Ils se disent comment nous allons financer quelque chose, alors que la situation [humanitaire] qui a été présentée est contestée par le pays concerné », a analysé Emmanuel Libendele.

En visite en RDC, le Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Fillipo Grandi, avait souligné l’importance de la RDC à prendre part à la conférence de Genève. Mais le pays a réitéré sa position de ne pas participer à cette rencontre, qui doit mobiliser des fonds en faveur des actions humanitaires en RDC pour la période allant de 2017 à 2019. Kinshasa conteste la position de L3, qui le classe au niveau de gravité le plus élevé, à l’instar de la Syrie et du Yémen.

« La RDC avait demandé de clarifier avec ses partenaires certains points. C’est tout à fait normal. Ce sont des fonds qui doivent venir ici pour la population congolaise. La demande doit se faire sur base d’un document consensuelle et sur base des situations réelles approuvées sur le terrain », a fait remarquer Emmanuel Libendele.

Il reconnait que la RDC connait des problèmes humanitaires en ce qui concerne les déplacés internes et externes, mais soutient que les deux parties (ONU et le Congo) devraient harmonier leurs vues.

« Quand il y a des contradictions, la réunion va se tenir sur quelle base ? Pour moi le retrait des Emirat arabes unies est une conséquence logique », a expliqué Emmanuel Libendele.

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