Joseph Kabila continue à suréquiper militairement son régime en vue des échéances politiques à venir – JJ Wondo

Joseph Kabila continue à suréquiper militairement son régime en vue des échéances politiques à venir – JJ Wondo

Joseph Kabila continue à suréquiper militairement son régime en vue des échéances politiques à venir

Par Jean-Jacques Wondo Omanyundu

En RDC, on assiste depuis le début du mois de mars 2018 à une effervescence politique inhabituelle, comme si les élections devenaient inéluctables et certaines pour le 23 décembre 2018. Pourtant, Joseph Kabila reste constant dans son principe selon lequel la politique se joue mieux par le recours à la force pour dominer ses adversaires. Le processus électoral ne lui sert que d’alibi pour distraire l’opinion publique et amener la communauté internationale à la lassitude. Le but ultime est de mettre tout le monde devant le fait accompli : « j’y suis, j’y reste et on continue comme avant » car le pouvoir s’obtient et se maintient dans la plupart des Etats africains subsahariens au bout du fusil.

Etant conscient que la réussite d’un processus électoral crédible et transparent signifiera sa disparition politique et celle de son régime, aucun indice sérieux ne peut démontrer aujourd’hui que Joseph Kabila s’apprête à organiser une alternance civilisée et démocratique du pouvoir au terme d’une élection présidentielle à laquelle il ne pourra plus se présenter.

Au contraire, tous les actes posés par son régime tendent à conforter plutôt la thèse d’un stratagème de son maintien indéfini au pouvoir. Les millions de dollars dépensés dans les lobbyings en Israël (dont DESC a obtenu l’intégralité du contrat avec la firme parapublique israélienne Group MER, aux Etats-Unis et en France qui continue à le soutenir sur le plan sécuritaire laissent croire que Kabila n’organisera jamais l’élection présidentielle en RDC. Le rétrécissement de l’espace d’expression démocratique, caractérisé par une répression très violente de toute forme de contestations et la neutralisation de ses opposants les plus farouches, est un indice qui montre que Joseph Kabila ne lâchera pas le pouvoir. Et comme le dit un de ses collaborateurs militaires, le général Delphin Kahimbi, le chef d’état-major des renseignements militaires (Ex-Démiap) : « Nous sommes arrivés au pouvoir par la force. Pour ceux qui veulent une alternance au pouvoir, ce n’est pas par les accords ni par les élections encore moins dans les manifestations pacifiques qu’ils l’obtiendront. Ils n’ont qu’à faire comme nous ».

Ainsi, pour le régime de Kabila, nul doute que c’est par sa sur-militarisation et son surarmement qu’il se prépare pour sa pérennisation au pouvoir.

Israël de plus en plus présent dans la sphère sécuritaire de Kabila

Bien que la RDC n’entretienne pas, à proprement parler, officiellement, de coopération structurelle militaire bilatérale avec Israël, DESC constate que depuis quelques années, le régime de Kabila ne cesse de bénéficier des appuis directs et indirects d’Israël. C’est particulièrement dans les secteurs des télécommunications, de formation complémentaire des officiers de renseignements civil et militaire congolais, et de formation des éléments de la Garde républicaine aux techniques anti guérillas urbaines que s’opère les relations entre les deux pays.

Cela se fait par l’entremise des firmes paraétatiques, privées ou via des personnalités du secteur économique comme l’homme d’affaires israélien, Dan Gertler, dont les activités illicites de ses sociétés (Caprikat et Foxwhelp) en RDC ont été récemment sanctionnées par le Département du Trésor américain.

On peut également citer la collaboration entre le régime de Kabila avec l’entreprise semi-publique financée par l’Etat israélien, MER Group Intelligence, et d’autres entreprises privées comme l’entreprise israélienne de sécurité privée Beni Tal Security (BTS)[1].

En effet, BTS avait livré à la présidence congolaise en 2014 environ 250 véhicules blindés PVB (petit véhicule blindé) de marque Plasan Sand Cat[2] au profit des unités de la Garde républicaine à Kinshasa et à Lubumbashi. La même firme israélienne avait également fourni des armes légères comme les mitrailleuses Negev et Tavor ainsi que des pièces de mortiers de 81mm et de 120mm. Dans le lot, il y a également une grande quantité des casques plastiques, des gilets pare-balles ainsi que divers équipements de transmission sécurisés (cryptés). Dans le domaine des télécommunications militaires, BTS a livré des matériels d’écoute et de surveillance électronique, dont des dispositifs d’interception des télécommunications téléphoniques et de vidéosurveillance.

Par ailleurs, la firme MER Group Intelligence qui bénéficie du financement public du gouvernement israélien, est actuellement au centre du dispositif de lobbying politico-diplomatique de Joseph Kabila aux Etats-Unis. Ce lobbying vise à lui permettre de se maintenir au pouvoir en contournant la Constitution. Nous y consacrerons une analyse spécifique prochainement.

Sur le plan militaire, MER Group Intelligence fournit des matériels de télécommunications militaires  et des systèmes d’interception des communications Internet au profit des renseignements militaires congolais et de l’Agence Nationale de renseignements, le service de renseignement civil congolais. Il est à rappeler que le chef de l’ANR, Kalev Mutond, et son adjoint, Roger Kibelisa, font l’objet de sanctions de l’Union Européenne pour atteinte grave aux droits humains et arrestations illégales. Ces deux services dépendent directement de la présidence de la RDC.

Par ailleurs, MER Group Intelligence s’occupe de la formation des officiers de renseignement congolais et de la fourniture de matériels de transmission pour l’armée congolaise telles que les radios GP 3801 et le téléphone satellitaire Iradium. Enfin, MER Group Intelligence développe actuellement un projet d’installation des stations de surveillance radar aux frontières de la RDC.

Plus récemment encore, Motorola Israël a livré à la Garde républicaine des matériels militaires non notifiés par les pays fournisseurs au Conseil de sécurité des Nations-Unies conformément à la résolution sur l’embargo des armes en RDC. Il s’agit principalement des 1200 pièces radios tactiques portatifs cryptés de type AN/PRC-150 et de 3600 pièces des radios tactiques portatives multibande AN/PRC-148. Ces matériels de communications, en cours de livraison et de dotation pour remplacer progressivement les anciennes radios telles que les GP -360, GP-340, G-380 ainsi que les radios Kenwood de fabrication sud-africaine devenues  défectueuses et obsolètes.

Les radios tactique portatives AN/PRC -148 fournies par Motorola Israël sont destinées aux FARDC  tandis que les AN/PRC -150 vont équiper la GR.

La Chine n’est pas du reste

Alliée stratégique du régime de Kabila depuis les fameux contrats léonins chinois en 2007, la Chine reste également un des grands fournisseurs de matériels militaires à la RDC. En effet, la République Populaire de Chine est à ce jour le seul partenaire asiatique qui s’est engagé à soutenir la réforme des FARDC. Le plan de réforme a prévu le partenariat avec la Chine notamment dans la construction d’un nouveau Quartier Général des FARDC, dans l’acquisition des équipements individuels, l’acquisition des armements et munitions. Il est possible que des contrats d’échanges d’armes contre les ressources minières aient également été signés dans l’acquisition des équipements militaires des FARDC[3].

La mission militaire chinoise est basée à Kamina où elle forme, depuis septembre 2008, deux brigades de 4.500 hommes chacune : une brigade commando et une brigade d’infanterie mécanisée.  Le 12 août 2017, c’est la base militaire de Kamina, dans le Haut-Lomami, qui a célébré la cérémonie de prise d’armes de la 32ème brigade de réaction rapide, baptisée Kwata (brutal en lingala ou saisir en tshiluba), formée en 18 mois par des instructeurs chinois et congolais, grâce à la coopération militaire sino-congolaise conclue  en 2008. D’autres soldats de la même brigade, de la promotion dénommée Ninja sont en cours de formation à la même base.

D’autres coopérants chinois sont à Banana où ils s’occupent de la réhabilitation des installations de la base navale ainsi que les escorteurs Shanghai 2. Il s’agit des patrouilleurs côtiers achetés à l’époque de Mobutu mais détériorés. Des 8 unités disponibles à l’époque des FAZ, seules 2 sont opérationnelles. Les chinois s’occupent également de remettre en service les autres patrouilleurs[4].

La firme chinoise Chinese Technology Company a livré dans le courant du mois de février 2018 une dizaine de drones d’observations de type PHANTOM DJI dont la mission principale consiste en la surveillance aérienne des grandes villes telles que Kinshasa, Lubumbashi et Goma. Ces drones sont gérés par la direction des renseignements des forces aériennes des FARDC et sous la supervision directe du général Delphin Kahimbi.

La Serbie et la Biélorussie : les grands fournisseurs de matériels militaires du régime de Kabila

La Serbie entretient un partenariat de défense avec la RDC. Ce partenariat comprend la formation des cadres et troupes militaires congolais, la livraison des matériels militaires ainsi que des échanges de délégations militaires entre les deux pays. Plusieurs hauts gradés des FARDC se rendent régulièrement en Serbie. Les principaux fournisseurs de matériels militaires sont les firmes serbes Zastava arms et Mile Dragic Production. Elles travaillent directement avec la maison militaire de la présidence de la RDC, sans passer par le ministère de la Défense nationale[5]. Pourtant la Défense a été consacrée par la Constitution congolaise, domaine de collaboration entre le chef de l’Etat et le gouvernement comptable devant le Parlement[6].

Une autre société serbe CPR IMPEX DOO a livré au profit de la GR, via le port de Boma, un lot de 22.000 fusils d’assaut M-92 de 5,56mm, 120 canons anti-aériens M-55 de 20 mm qui sont tous entreposés au centre logistique de Kibomango, la réserve militaire stratégique exclusive de Joseph Kabila, depuis début mars 2018. La société serbe d’armement  PRIVI PARTIZAN  a, pendant le premier trimestre 2018 (janvier -Mars 2018), livré, via les ports de Boma et de Matadi, environ 5.000.000 de cartouches divers pour les fusils d’assaut M-70, M-92,  AKM, pour fusils mitrailleuses M-84. Ces nouveaux stocks de munitions sont entreposés au camp base de Sonankulu (à Mbanza-Ngungu  dans le Bas-Congo) et à la base logistique militaire présidentielle de Mbakana vers le Bandundu.

L’entreprise serbe YOGOIMPORT-SDPR a fourni à la fin de l’année 2017 des patrouilleurs rapides de surveillance fluviale PREMAX-39 et des patrouilleurs côtiers de moyen tonnage Nestin-classe assemblés notamment à Kalemie. Ces patrouilleurs ont été utilisés contre l’assaut des Maï-Maï Yakutumba sur le lac Tanganyika en novembre 2017. Enfin, la société serbe Mile Dragic Production a livré à partir d’aout 2017, environ 3 millions de balles en caoutchouc de 5,56mm ; 7,62mm et 9mm pour les exercices et le maintien et rétablissement de l’ordre public ainsi que 25.000 Equipment M-12 pour la Garderépublicaine (gilet pare-balles et casques Kevlar) ainsi que 120.000 équipements M-97 et M-99 pour les FARDC (gilets par balle +casques kevlar).

Concernant la Biélorussie, outre la livraison de certains matériels militaires aux FARDC, elle forme depuis 2013 des pilotes et des techniciens de l’armée de l’air congolaise pour une durée de trois ans[7]. La société biélorusse d’exportation d’armes BELTECH Export a livré en début 2018 quatre avions d’entrainement L-39C qui peuvent aussi être armés en vue de la formation et du recyclage des pilotes congolais. Ces quatre avions d’entrainement étaient livrés via l’aéroport militaire de Ndjili, mais sont destinés à la base d’attache de Kamina où des nouveaux hangars d’entreposage sont en cours de finition. La même firme a également livré aux FARDC des avions de combats Sukhoi-25K et Sukhoi-27 flanker C.

L’Ukraine, malgré sa situation conflictuelle, reste un des grands pourvoyeurs du matériel militaire de l’armée congolaise

Il n’existe pas formellement un partenariat militaire bilatéral entre la RDC et l’Ukraine. Cependant, l’Ukraine reste un des principaux fournisseurs du matériel militaire à la RDC aux côtés de la Chine, la France et les États-Unis. Selon l’Institut suédois pour la recherche de paix internationale (SIPRI), depuis 2000, la majeure partie d’armes, de munitions et d’armements de fabrication ukrainienne fournis à la RDC proviennent d’Ukraine, d’après le Registre des armes classiques de l’ONU et les données de SIPRI, comme l’indique le tableau ci-dessous[8]

A titre d’exemple, selon nos sources FARDC, 60 chars de type T-55 ont été livrés par l’Ukraine et la République tchèque à la RDC en 2006 et en 2010. De plus, l’Ukraine aurait également vendu à la RDC 110 chars de type T-72 /80 livrés entre 2009 et 2011. Environ 220 chars de combats T-55m/b modernisés supplémentaires achetés en Ukraine auraient été livrés en RDC entre octobre 2012 et novembre 2013. 120 véhicules blindés de transport de troupes (VTT), BTR-60/70/80 ont également été fournis par l’Ukraine[9].

L’Ukraine a fourni le 6 mars à la RDC 2010, 100 chars de combat du type T-72M1, 100 camions, des milliers d’armes et de munitions, selon un document envoyé aux Nations Unies. Indépendamment des chars de combat et des camions de transport, la RDC a reçu 10.000 munitions pour les chars, 60 mitrailleuses antiaériennes, 10.000 fusils d’assaut du type Kalachnikov et plusieurs centaines de milliers de munitions de différents types[10]. Au cours de la même année, l’Ukraine a livré à la RDC 36 obus 2S11 de calibre 120 mm, 12 lance-roquettes multiples autopropulsées Grad BM-21 de calibre 122 mm30 chars T-55, 12 lance-roquettes multiples BM-21, 12 canons tractés autopropulsés 122 mm, 12 canons tractés autopropulsés 152 mm, 36 obusiers D-30, 3 mortiers de 82 mm et 4 hélicoptères Mi-24 B[11].

Le 17 février 2014, le premier groupe de défense de l’Ukraine, Ukroboronprom, a annoncé qu’elle a signé un contrat pour livrer les chars de combat de type 50 T- 64BV-1 d’une valeur d’environ 100 millions de hryvnia (environ 11,5 millions de dollars américains) dans un pays étranger que la société n’a pas identifié. Mais le site d’information russe Lenta.ru a indiqué que ces chars seront livrés à la République démocratique du Congo. Ce char est une version améliorée du char T-64 de conception soviétique[12].

Le partenariat militaire avec l’Egypte

L’Égypte et la RDC ont signé des accords de formations et d’assistance militaires en 2010 lors de la visite du président Kabila au Caire. Ce sont principalement des troupes de la Garde républicaine qui bénéficient de la formation dispensée par les égyptiens. 250 instructeurs de la garde présidentielle égyptienne ont séjourné en RDC en 2014 pour former les unités de la GR dans les domaines de  l’artillerie, des blindés, de la défense anti-aérienne, de l’anti-terrorisme ainsi que des spécialistes anti-émeutes en maintien et rétablissement de l’ordre public (MROP). Cette information nous a été confirmée par une source de l’EUSEC-RDC, mais auprès de la communauté internationale, les autorités congolaises n’ont mentionné que la formation en artillerie[13].

L’Egypte, en collaboration avec la Russie, fournit régulièrement des matériels des armes et munitions au profit des FARDC. Ainsi, de grosses quantités de gaz lacrymogène ont été achetées en fin janvier auprès de la firme égyptienne KADER FACTORY FOR DEVELOPMENT INDUSTRIES, suite au quasi épuisement des stocks disponibles après manifestations de fin décembre 2017 et de janvier 2018. Ces gaz lacrymogènes ont été acheminés à Kinshasa par avions Iliouchine 76 Candid.

La coopération militaire discrète avec le Soudan

Selon une source anonyme de la GR, le soudan livre à la RDC, via l’aéroport de Kisangani (Bangoka), d’importantes quantités d’armes et de munitions depuis l’époque de Laurent-Désiré Kabila. Aujourd’hui, compte tenu de la pression américaine sur la RDC, ces livraisons se font de manière beaucoup plus discrète. Les académies militaires soudanaises forment, depuis quelques années, plusieurs officiers congolais dans plusieurs domaines : infanterie, artillerie sol-sol et sol-air, blindés, cours de commandement et des techniciens d’état-major et cela depuis des années.

Conclusion

Kabila n’amasse pas tout cet arsenal militaire létal pour encadrer pacifiquement  les manifestations ni pour sécuriser la partie orientale de la RDC en proie à plus de 120 groupes armés. Ces armes sont bien destinées à “prétorianiser” son régime dont la dérive dictatoriale devient très inquiétante. Ne pas intégrer cette donne de la constance politique de Kabila, dans la quête de solutions à sa mise à l’écart effective du pouvoir, serait la plus grande erreur que les Congolais et la « communauté internationale » ne doivent plus commettre.

Par ailleurs, la seule hypothèse plausible qui pousserait Kabila à organiser les élections serait celle de n’organiser que les législatives avec une loi électorale taillée sur mesure et les machines à voter contestées aidant[14]. Il renverrait la présidentielle au motif du non-respect du calendrier électoral du fait de l’enrôlement des congolais de la diaspora. Cela lui octroierait une majorité parlementaire « poutinienne » qui lui permettra par la suite de tout cadenasser après en remettant les compteurs à zéro. En 2015, je prévenais que Kabila planifiait de glisser dans un premier temps au-moins jusqu’en 2018. Chose obtenue sans grosses difficultés car ses chars, ses armes et sa justice caporalisée ont été facilement mis en contribution pour neutraliser les contestations populaires et politiques. Il nous revient des sources diplomatiques de la SADC que l’objectif de Joseph Kabila, via ses actions diplomatiques auprès de l’UA, la SADC, la CIRGL, la France et les Etats-Unis, est de se maintenir au pouvoir au-moins jusqu’en 2020 en arguant les retards techniques pour organiser la présidentielle. Le marché semble presque conclu. Ce n’est pas pour rien que certains alliés de Kabila lui conseillent de chasser la MONUSCO après mars 2020[15]. Vous voilà prévenus !

Jean-Jacques Wondo Omanyundu/ Exclusivité DESC

Annexe 

Liste des entreprises qui fournissent des armes et des matériels militaires au régime de Kabila

Cette liste est non exhaustive

1. MER Group Intelligence, firme israélienne : fourniture de matériels de télécommunications militaire et des systèmes d’interception des communications ;  formation des officiers de renseignement congolais ; installation de stations de surveillance radar aux frontières de la RDC ; lobbying auprès du gouvernement américain pour le maintien de Kabila au pouvoir.

2. Beni Tal Security (BTS), firme de sécurité israélienne : fourniture de PVP (petits véhicules blindés) ; fourniture de mitrailleuses Negev et Tavor ; fourniture de pièces de mortiers, fourniture d’équipements de transmission cryptés, de matériel d’écoute et de surveillance électronique.

3. Chinese Technology Company, firme chinoise : fourniture de drones d’observation de type PHANTOM DJI.

4. Zastava Arms, firme serbe : fourniture de matériel militaire et formation des cadres militaires FARDC.

5. Mile Dragic Production, firme serbe : fourniture de matériel militaire et formation de cadres militaires.

6. CPR IMPEX DOO, firme serbe : fourniture de fusils d’assaut M-92 et de canons anti-aériens M-55.

7. PRIVI PARTIZAN, firme serbe : fourniture de 5 millions de cartouches pour les fusils d’assaut M-70, M-92,  AKM et pour les fusils mitrailleuses M-84.

8. YOGOIMPORT-SDPR, firme serbe : fourniture de patrouilleurs rapides de surveillance fluviale PREMAX-39 et des patrouilleurs côtiers de moyen tonnage Nestin-classe.

9. BELTECH Export, société biélorusse : fourniture de quatre avions d’entrainement L-39C qui peuvent aussi être armés ; fourniture d’avions de combat Sukhoi-25K et Sukhoi-27 flanker C.

10. Ukroboronprom, firme ukrainienne qui fournit régulièrement plusieurs modèles de chars de combat de type 50 T- 64BV-1 (version améliorée du char T-64 de conception soviétique et des missiles anti-chars KAKOM C-8.

11. KADER FACTORY FOR DEVELOPMENT INDUSTRIES, firme égyptienne : fourniture d’armes de guerre et de munitions, ainsi que de matériels de répression des populations (grenades lacrymogènes).

12. China North Industries Corporation (NORINCO)[16] est une société chinoise qui a signé un contrat avec la présidence de la RDC lors de la visite officielle du président Joseph Kabila en Chine en septembre 2015. Pour assurer la bonne exécution du contrat, la société chinoise NORINCO GROUP a installé et ouvert un bureau de représentation à Kinshasa dirigé par un sujet chinois parlant très bien le français qui s’appelle Xavier Liu. C’est un ancien officier de l’Armée populaire de Libération (APL) et un grand ami du général de brigade Gaston Ilunga Kampete, commandant de la GR. Ce dernier est également un sinophile (formé à l’école d’application des armures APL de Shanghai).

13. The Zimbabwe Defence Industries (ZDI), une société spécialisée dans la fabrication et la fourniture d’uniformes militaires et de munitions pour les marchés locaux et internationaux.

14. Yarmouk Industrial Complex (YIC) : créé en 1994 et inauguré en 1996 est une bnche de l’entreprise soudanaise nationale d’armement Military Industry Corporation. Entre 2007 et 2015, elle fournit aux FARDC des munitions de petits calibres, des bombes, des obus, des roquettes et des missiles. Elle produit également des armes légères comme des armes lourdes avec l’assistance techniques des Chinois (Norinco) et des Iraniens (Defense Industries Organization).

15. Thales Communications & Security: Multinationale française spécialisée dans les produits et systèmes C4I (Command, Control, Computer, Communications and Intelligence) d’information et de communication sécurisés pour les forces armées et de sécurité. Il a signé un contrat avec la présidence de la RDC qui prévoyait la livraison à un groupe très restreint de proches collaborateurs sécuritaires de Joseph Kabila des téléphones de type Tétra avec de nouveaux numéros cryptés.

16. La firme SYT Technologies basée à Nîmes : cette société française spécialisée dans le domaine de la vision appliquée aux secteurs de la prévention, de la sécurité civile et du militaire, a signé avec la présidence de la RDC un contrat d’achat d’un lot d’un système de surveillance et de détection électronique infrarouge « Tarys » (courte et moyenne portée) et « Séraphin » (longue portée), au profit des FARDC.

17. Motorola Communications Israel Ltd. : fondée en 1964, est une filiale à 100% de Motorola Inc., une société multinationale d’électronique basée aux États-Unis, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 42,9 milliards de dollars en 2006. Motorola fournit des produits et systèmes de communications intégrés C4I (Command, Control, Computer, Communications and Intelligence), mobiles et stationnaires, sans fil et en ligne, pour tous les secteurs du marché – gouvernemental, institutionnel, commercial et domestique. Motorola Israël vient de livrer à la GR une série de matériels militaires de communication.

Références

[1] BTS:  Beni Tal Security Company was established in 1981 with the aim of providing a complete, fast and professional response to complex issues in a wide spectrum of security-related fields. BTS works to create custom modular solutions to meet client requirements and the specific situations while strictly maintaining full confidentiality and client privacy and providing clients with complementary services in the various departments and branches. The company operates three divisions in Israel and an additional branch abroad, and serves clients from the private, public and municipal sectors.

[2] Plasan Sand Cat est un véhicule blindé à blindage composite conçu par Plasan, en Israël. Il est basé sur le châssis d’un 4×4 civil Ford « F-series », dont l’empattement a été raccourci à 2,84 m (112 in) par des mécaniciens qualifiés de la Ford Motor Company à Louisville (Kentucky), États-Unis. À l’origine conçu comme un potentiel remplaçant des jeep’s israéliennes « AIL Storm » des forces de Tsahal, il a depuis été développé en de nombreuses versions, pesant de 4 à 6 tonnes et pouvant transporter jusqu’à 8 soldats. Ces véhicules blindés sont conçus pour résister aux mines (Mine Resistant Ambush Protected : MRAP) ou aux Engins Explosifs Improvisés (EEI) et aux embuscades. Ces types de véhicules ont utilisés par les Etats-Unis en Irak et en Afghanistan et par l’Israël dans la Bande de Gaza, en Palestine) pour faire face à violence urbaine.

[3] Joseph Cihunda Hengelela, « Intégration de la République Démocratique du Congo à la SADC : Traité, domaines de coopération et perspectives d’avenir », notes.

[4] Jean-Jacques Wondo O., Les Forces armées de la RD Congo : Une armée irréformable ? -Bilan – Autopsie de la défaite du M23 – Prospective, Auto-édition DESC, Aalst, Octobre 2017, p.168.

[5] Jean-Jacques Wondo O., Les Forces armées de la RD Congo : Une armée irréformable ? -Bilan – Autopsie de la défaite du M23 – Prospective, Auto-édition DESC, Aalst, Octobre 2017, p.173.

[6] Exposé des motifs de la Constitution du 18 février 2006, modifiée en janvier 2011 : « Bien plus, les affaires étrangères, la défense et la sécurité,autrefois domaines réservés du Chef de l’Etat, sont devenues des domaines de collaboration.

Cependant, le Gouvernement, sous l’impulsion du Premier ministre, demeure le maître de la conduite de la politique de la Nation qu’il définit en concertation avec le Président de la République ».

[7] Jean-Jacques Wondo O., Les Forces armées de la RD Congo : Une armée irréformable ? -Bilan – Autopsie de la défaite du M23 – Prospective, Auto-édition DESC, Aalst, Octobre 2017, p.173.

[8] http://www.amnesty.org/fr/library/asset/AFR62/007/2012/fr/945abed9-67da-4a3f-aef4-5dbce4ae9381/afr620072012fr.html.

[9] Jacques Wondo O., Les Forces armées de la RD Congo : Une armée irréformable ? -Bilan – Autopsie de la défaite du M23 – Prospective, Auto-édition DESC, Aalst, Octobre 2017, p.169.

[10] http://www.armyrecognition.com/defense_army_military_world_worldwide_news_2010/mars_2010_ actualit_s_d_fense_arm_es_militaires_industries_salons_internationale_informations_monde_f.html.

[11] Jean-Jacques Wondo O., Les Forces armées de la RD Congo : Une armée irréformable ? -Bilan – Autopsie de la défaite du M23 – Prospective, Auto-édition DESC, Aalst, Octobre 2017, p.173.

[12] http://www.defensenews.com.

[13] http://desc-wondo.org/inedit-apres-setre-appuye-sur-lue-sur-recommandation-de-poutine-kabila-se-tourne-vers-legypte-pour-2016-desc/, 17/09/2014.

[14] https://information.tv5monde.com/afrique/video-machines-voter-en-rdc-mise-en-garde-de-seoul-229683.

[15] https://www.voaafrique.com/a/kinshasa-souhaite-le-retrait-definitif-des-nations-unies-en-2020/4330588.html.

[16] China North Industries Corporation (NORINCO) is a giant enterprise group engaged in both products operation and capital operation, integrated with R&D, manufacturing, marketing, and services. NORINCO mainly deals with defense products, petroleum & mineral resources exploitation, international engineering contracting, optoelectronic products, civilian explosives & chemical products, sports arms & equipment, vehicles and logistics operation, etc. NORINCO has been ranking among the forefront of China’s 500 largest state-owned enterprises in terms of total assets and revenue. NORINCO faces toward to markets and strives for development of updated high-tech defense products. NORINCO has demonstrated the solid strength of Chinese national defense industry and technology in precision demolition & annihilation systems, amphibious attack weapons and equipment, long range suppression weapon systems, anti-aircraft & anti-missile systems, information & night vision products, highly effective assault & destroy systems, small arms as well as anti-terrorism & anti-riot equipment… http://www.cccme.org.cn/shop/cccme0012/index.aspx.

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