Machine à voter : La Commission électorale coréenne a officiellement exprimé ses inquiétudes

Machine à voter : La Commission électorale coréenne a officiellement exprimé ses inquiétudes

La commission électorale de la République de Corée du sud (NEC) a signifié à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de la RDC qu’elle n’apportera aucun soutien officiel ni aucune garantie à l’utilisation de la machine à voter.

« La NEC a exprimé de sérieuses inquiétudes à propos de l’introduction obligatoire (de ces machines) en RDC malgré la situation politique instable et un environnement vulnérable, dont de faibles infrastructures électriques et l’état des routes, le fort taux d’illettrisme et le climat tropical qui peut conduire à un mauvais fonctionnement des machines », explique NEC dans un communiqué cité par l’AFP.

Le Groupe d’étude sur le Congo (GEC),  projet de recherche basé au Centre de coopération internationale de l’Université de New York, avait également émis des doutes sur la fiabilité de la machine à voter qui, disait-il, fait craindre que cette technologie  provoque un chaos le jour des élections.

« Le potentiel de pannes et de confusion sera beaucoup plus grand pour les élections, au cours desquelles 84 000 machines devraient fonctionner à travers le pays en même temps. Il est également important de noter que les élections sont censées avoir lieu en décembre, un mois qui, dans la majeure partie du pays, est marqué par de fortes pluies. En comparaison, la Namibie a utilisé 2 080 machines et disposait de 121 techniciens et 31 ingénieurs mis à disposition par le fabricant sur appel. Si le Congo recrute une proportion similaire de techniciens, il devrait en embaucher et former plus de 6 000 avant les élections », avait écrit GEC qui soutient que la CENI n’a actuellement ni le temps ni le budget pour mener une campagne d’éducation civique à l’échelle nationale à cet égard.

La CENI est en campagne de sensibilisation de cette technologie. Environ 107 000 machines à voter, une pour chacun des 84 000 bureaux de vote et une machine de secours pour chacun des 23 000 centres de vote sont prévues. La centrale électorale explique que la machine à voter n’est pas une option, mais une décision qui a été prise pour limiter le cout des élections.  Il a également laissé entendre que sans l’utilisation de cette machine, il est impossible d’envisager la tenue des élections cette année.

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