Sindika Dokolo s’engage à libérer un “peuple congolais en danger”

Sindika Dokolo s’engage à libérer un “peuple congolais en danger”
16 avril 20184

Le public retiendra du passage de Sindika Dokolo sur le plateau de TV5 le 15 avril, cette déclaration, “j’y mettrai toutes mes énergies, toute ma force. aujourd’hui, le peuple congolais comme je le dis est un peuple en danger et je n’aimerai pas être complice de trahison vis-à-vis de ses attentes” qui se rapproche du “je me suis senti obligé d’entrer dans le jeu pour ne pas demain être accusé de non assistance en personne en danger” de feu Étienne Tshisekedi en novembre 2010 sur France 24.

Le coordonnateur du mouvement citoyen Le Congolais debout n’a pas mâché les mots quant-à l’usage de ses relations personnelles en Angola au profit de l’opposition congolaise pour contraindre le président Joseph Kabila à respecter la constitution en organisant les élections le 23 décembre 2018. Cela n’est pas l’objectif de sa présence auprès des autorités angolaises, mais une conséquence logique vu “la méthode Kabila”.

” Ce n’est pas forcément l’objectif mais effectivement c’est l’une des conséquences et je pense que c’est salutaire. Nous connaissons la méthode Kabila entre guillemets. C’est-à-dire que vous savez, dans les prochains mois nous devons avoir les élections normalement le 23 décembre 2018. Ce sont des élections qui ont été reportées déjà à 2 reprises. Monsieur Kabila devait quitter le pouvoir normalement en décembre 2016 je me rappelle. Et là ils vont nous réorganiser très vraisemblablement un nouveau dialogue avec des élections que nous prépare la Commission électorale “, a-t-il déclaré.

Proche de Joseph Kabila qui s’est même présenté à son mariage avec la fille de l’ancien président angolais Edouardo Dos Satons il y a quelques années, Sindika Dokolo a affirmé que leur relation a fondu le jour où il a découvert dans le camp de réfugiés congolais en Angolas que leurs bourreaux ne parlaient pas tshiluba comme les Kamuina Nsapu mais parlaient Swahili. Un crime d’État pour lequel il faut dire à Joseph Kabila ” Stop” :

“En tout cas, j’y mettrai toutes mes énergies, toute ma force. Aujourd’hui le peuple congolais comme je le dis est un peuple en danger et je n’aimerai pas être complice de trahison vis-à-vis de ses attentes. Il y a comme je le disais à l’instant, une grande importance de dire stop à monsieur Kabila. On ne peut pas continuer de lui donner des bonus à chaque fois qu’il sabote les élections. Là maintenant vous savez qu’on nous a sorti des machines à voter, on nous a sorti un fichier qui est rempli de 6 millions d’électeurs enfants, bébés, étrangers, doublons et que sais-je encore!”, a-t-il poursuivi.

Ce que sait Sindika Dokolo, c’est refuser à tout pris le dilemme cornélien dans lequel le président de la République a enfermé l’opposition : ” Soit nous le laissons organiser ces élections qu’il gagnera haut la main, soit nous lui disons stop et alors il pourra invoquer un énième report, ce qui est inacceptable “.

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