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Le président botswanais blâme la communauté internationale pour l’échec en RDC

Le président botswanais blâme la communauté internationale pour l’échec en RDC

Le chef de l’Etat botswanais, Mokgweetsi Masisi a blâmé mercredi l’attitude de la communauté internationale qui, selon lui, a laissé à son sort la République démocratique du Congo (RDC), qui fait actuellement face à une grave crise politique.S’exprimant lors d’une émission en direct diffusée par l’Institut international d’études stratégiques à Londres, en marge d’une réunion du Commonwealth, Masisi a déclaré que le monde avait « laissé tomber la RDC, dans l’appréciation de la valeur que nous pouvons tirer de ce pays et de la valeur que les Congolais peuvent aussi obtenir de leur pays ».

« Ce que nous pouvons faire, c’est que nous, en Afrique, en particulier en Afrique australe, pouvons trouver une solution au problème de la RDC. En Angola, j’ai vu un président qui était au pouvoir depuis six mois. Nous avons parlé de la RDC parce qu’il est président de l’organe de sécurité de la SADC », a déclaré le chef de l’Etat botswanais.

Il a indiqué que la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) se réunirait les 17 et 18 avril à Luanda, en Angola pour discuter de la sécurité dans la région, à la demande de Joao Lourenço qui préside la troïka de la SADC pour les questions de sécurité.

« Il m’a dit qu’il allait appeler la troïka pour s’occuper de la RDC. Les tensions montent en RDC. Le président est resté au pouvoir plus longtemps que prévu et il y a de l’agitation », a déclaré Masisi.

Le dirigeant du Botswana a reconnu que son prédécesseur, Ian Khama avait publié une déclaration condamnant ce qui se passe en RDC.

« Il est encourageant de savoir que le président Kabila a déclaré qu’il ne se présenterait pas aux prochaines élections générales. Mais nous voulons l’entendre dire qu’il ne reviendra pas sur ses propos. Une partie de l’instabilité sous-jacente en RDC est que ceux qui amassent des ressources du pays le font en violation de l’Etat de droit. Ceux qui le font devraient le faire dans le cadre de la loi », a dit Masisi.

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