M. Katumbi négocie une base-arrière en Ouganda pour lancer une rébellion à partir de l’Ituri (Police)

M. Katumbi négocie une base-arrière en Ouganda pour lancer une rébellion à partir de l’Ituri (Police)

M. Katumbi négocie une base-arrière en Ouganda pour lancer une rébellion à partir de l’Ituri (Police)

La Police nationale congolaise (PNC) accuse à nouveau l’opposant Moïse Katumbi Chapwe de préparer un coup d’Etat à partir de la localité de Aru en Ituri dans le nord-est en RDC en cas d’aide de l’Ouganda.

Moïse Katumbi négocie l’installation d’une base-arrière en Ouganda, selon les services de sécurité de la RDC.

À en croire la PNC, une fois la base-arrière obtenue, le président du Tout-Puissant Mazembe voudrait voir des hommes à sa solde occuper la zone frontalière entre la RDC et l’Ouganda où sévit le groupe armé Alliance pour la Libération des Congolais (ALPC) afin d’opérer un coup de force.

» D’après les déclarations du sieur Ayiki Taban Ibrahim devant vous, le déplacement de ces émissaires était motivé par la décision de sieur Moïse Katumbi Chapwe de solliciter l’installation des hommes à sa solde, dans la zone où sévit le Groupe armé ALPC, de manière à ouvrir les hostilités à partir du Territoire d’Aru, Province de l’Ituri, des qu’une base arrière lui serait accordée en Ouganda. », a déclaré le 8 mai au QG de la PNC le colonel Mwanamputu.

Ces révélations ont été faites lors de la présentation à la presse, au QG de la PNC, de Ayiki Taban Ibrahim, commandant de ALPC, arrêté en avril 2017 à Bunia.

C’est ce dernier qui a livré les infos accablant le candidat Ensemble à la présidentielle de 2018, selon le porteparole de la PNC.

Ayiki, d’après la police, a confirmé sur procès-verbal avoir rencontré les 2 et 3 février 2017 en Ouganda des gens se présentant comme des émissaires de Moïse Katumbi qui provenaient de l’Afrique du Sud et de la Belgique.

Il a rencontré notamment le colonel John Tshibangu et le lieutenant Masamba au pays de Yoweri Museveni.

Ayini Taban a été déféré devant l’auditorat général.

Preuve de l’importance qu’accorde le gouvernement à ces informations, c’est le vice-premier ministre et ministre en charge de l’intérieur et sécurité qui a présidé cette cérémonie.
Le patron des services des renseignements Kalev Mutond était à ses côtés aussi.

Pour rappel, le gouvernement accuse Moïse Katumbi de vouloir déstabiliser les institutions de l’État en fomentant un coup d’Etat.

Les services spéciaux militaires de la RDC l’accuse notamment d’être derrière la rébellion avortée de John Tshibangu, incarcéré à Kinshasa après son extradition de la Tanzanie.

Katumbi a toujours démenti toutes ses accusations.

Lassés, par ce qu’ils appellent la mauvaise foi du pouvoir à mettre en oeuvre l’accord de la Saint-Sylvestre 2016, les Katumbistes ont promis vaguement d’employer les  » gros moyens  » pour venir à bout de cette  » mauvaise foi  ».

Les récentes déclarations de Museveni, qualifiant les dirigeants congolais d’irresponsables, ont tendu les relations entre Kinshasa et Kampala.

Zabulon Kafubu