S. Dokolo décline les 3 options de J. Kabila pour « conserver le pouvoir effectif »

S. Dokolo décline les 3 options de J. Kabila pour « conserver le pouvoir effectif »

S. Dokolo décline les 3 options de J. Kabila pour « conserver le pouvoir effectif »

L’horizon politique en RD Congo est pessimiste, s’il l’on en juge par les déclarations des opposants et de certaines personnalités de la société civile, notamment Sindika Dokolo.

« Malgré les promesses de respecter la Constitution qui l’oblige à quitter le pouvoir, nous savons que Joseph Kabila n’organisera jamais des élections qui lui feraient perdre le pouvoir effectif », a déclaré mardi 8 mai sur les réseaux sociaux Sindika Dokolo.

Pour l’initiateur du Mouvement d’éveil civique Debout Congolais, le président de la République a 3 options pour conserver le pouvoir :

1.  » Glisser « , c’est à dire trouver des prétextes techniques, légaux ou logistiques, pour repousser les élections prévues en décembre 2018 ;

2.  » Tricher  », c’est-à-dire permettre l’organisation des élections non transparentes, libres, équitables, qui vont couronner la victoire à la présidentielle de son dauphin, à cause de la manipulation des résultats électoraux;

3.  » Changer la constitution  ». En effet, le changement de constitution, à ne pas confondre avec sa modification, remettrait les compteurs à zéro et le président Kabila serait autorisé à briguer un nouveau mandat présidentiel.

Pour rappel, le débat sur le report des élections a été relancé après que des doutes aient été émis par plusieurs députés nationaux sur le caractère réaliste de l’enrôlement des congolais de la diaspora estimé à 16 millions d’âmes.
Le rejet de la machine à voter par la majorité de la classe politique ainsi que la société civile a poussé la commission électorale nationale indépendante (Ceni) à envisager le report des élections d’au moins 6 mois si la machine à voter venait à être écarté.

Enfin, un cadre de la Majorité présidentielle, Jean Cyrus Mirindi, soutient que la révision de la constitution en 2011, passage de 2 tours à 1 pour la présidentielle, a changer de régime juridique. Par conséquent, le président sortant, dont le mandat a expiré en décembre 2016, a le droit de se représenter pour un autre mandat considéré comme le second et dernier.

Pour couper-court aux rumeurs d’une probable 3e candidature à la présidentielle de Joseph Kabila, son directeur de cabinet adjoint, Jean Pierre Kambila, a déclaré que le chef de l’État respectera la constitution comme il s’y était engagé.

Zabulon Kafubu