Audit du fichier électoral: Martin Fayulu demande à l’OIF d’éclaircir « les anomalies décelées »

Audit du fichier électoral: Martin Fayulu demande à l’OIF d’éclaircir « les anomalies décelées »

Audit du fichier électoral: Martin Fayulu demande à l’OIF d’éclaircir « les anomalies décelées »

La délégation de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) chargée de l’audit externe du fichier électoral a échangé ce mercredi avec une délégation de la Dynamique de l’opposition.

D’après le général Siaka Sangaré, la mission va consister à renforcer la confiance entre parties prenantes, d’une part.
Et d’autre part, elle va analyser quantitativement et qualitativement les données en vue d’examiner les forces et les faiblesses du fichier électoral.

D’après le général, il sera aussi question de proposer des corrections si des faiblesses sont décelées.

Du côté de la Dynamique de l’opposition, son coordonnateur insiste sur la nécessité de voir l’appel d’offre lancé par la Ceni.

Martin Fayulu suggère également que cette mission d’audit effectue des descentes sur terrain et qu’elle éclaire la population par rapport à certaines anomalies décelées dans le fichier électoral.

Allusion faites, par le député national, aux chiffres publiés par la Ceni le 6 avril dernièr, lesquels sont différents de ceux ayant servis à la répartition des sièges.

Par exemple, explique Fayulu, la province du Sankuru, comptait au 6 avril plus ou moins 1.257.011 électeurs, lors de la répartition des sièges elle n’en compte plus que 1.171. 011 soit une baisse de 86.000 électeurs.

Tanganyka : 1.174.710 le 6 avril dernier et 1.177.448 lors de la répartition des sièges soit une augmentation de 5000 électeurs.

Tshopo : 1.221.150 lors de la publication du fichier électoral et 1.295.911 soit une augmentation de 70.000 électeurs.

Deux sièges de perdus donc pour le Sankuru et un siège récupéré par aussi bien la Tshopo que le Tanganyka.

Aussi, la Dynamique veut savoir pourquoi l’audit intervient un mois après la publication du fichier électoral.

La problématique de l’enrôlement des congolais de l’étranger a été abordé. Et à ce sujet, le coordonnateur de la Dynamique insiste sur le respect de la loi et qu’il ne pas envisageable d’aller aux élections sans cette catégorie des congolais, histoire de ne pas défavoriser certains candidats.

En attendant, l’OIF espère que toutes les parties prenantes au processus électoral vont participer à la Commission d’audit du fichier électoral pour des élections crédibles et garantissant la meme chance pour tous.

E.O.