17 mai, 21 ans après : « le moment est venu pour que les prédateurs soient sanctionnés à travers les urnes » A. Kikukama

17 mai, 21 ans après : « le moment est venu pour que les prédateurs soient sanctionnés à travers les urnes » A. Kikukama

17 mai, 21 ans après : « le moment est venu pour que les prédateurs soient sanctionnés à travers les urnes » A. Kikukama

Le chef du M17, Augustin Kikukama, n’a pas été tendre envers les héritiers politiques (Majorité présidentielle) de la  » révolution du 17 mai 1997  » qui a fait tomber la dictature de Mobutu.

Il a indiqué jeudi lors de son allocution à la fin de la messe d’action de grâce organisée par son parti en l’Eglise Notre Dame de Fatima, à l’occasion du 21 ème anniversaire de l’entrée des troupes de l’AFDL (aliiance des forces démocratiques pour la libération du Congo) à Kinshasa que le peuple congolais doit aller massivement voter le 23 décembre prochain pour consacrer la rupture et imposer le changement.

Il a rappelé que « le vote utile » va favoriser la bonne gouvernance et la meilleure redistribution des richesses tout en bannissant les intérêts égoïstes et individuels.

Deux décennies après la libération du peuple congolais du joug de la féroce dictature de Mobutu, Kikukama alerte sur les multiples dérapages de gestion.
Malgré la montée de la production minière, la situation sociale du congolais ne change pas.

Le tableau est sombre .

« Pas de gratuité de l’enseignement primaire, les 5 chantiers sont rangés aujourd’hui dans le tiroir même sort pour le projet de Bukangalonzo dont les résultats se font attendre », s’indigne Kikukama.

Face à cette réalité, le M17 souligne qu’il ne peut pas être solidaire d’une mauvaise gestion qui entretient la misère et la pauvreté de son peuple. Ainsi, son leader martèle que si la date du 17 mai a ramené à la surface l’espoir pour tout un peuple, il est inadmissible de cohabiter avec les anti-valeurs.

Devant un auditoire qui le suivait religieusement dans une église remplie comme un oeuf, A. Kikukama a invité le peuple congolais à perpétuer l’idéal de Mzee.

Que cet idéal, dit-il, soit l’évangile de chaque jour à savoir « Ne jamais trahir la Nation ».

Fidèle à la volonté et au serment de Mzee Laurent Désiré Kabila, le chef du M17 a demandé aux congolais de matérialiser ces voeux en étant maître de ses propres richesses.

« Le moment est venu pour que les prédateurs soient sanctionnés et cela se fera à travers les urnes », tranche Kikukama pour qui les bulletins de vote, contrairement aux vaillants kadogos qui avaient utilisé les armes pour montrer le chemin de la démocratie, seront utilisés pour débouter le régime arbitraire actuel spécialisé dans l’impunité et plongé dans la corruption généralisée.

Conséquence de ces mauvaises pratiques, Kikukama constate que la société congolaise a perdu ses repères, le bien est devenu le mal et l’inacceptable est consenti. D’où son appel au peuple congolais pour une large participation aux élections pour vaincre ce pouvoir oppresseur qui a ressuscité les antivaleurs enterrées par la révolution du 17 mai.

Et pour atteindre cet objectif majeur, le M 17 plaide pour le changement du régime semi-présidentiel actuel au régime parlementaire. Un régime parlementaire, selon le leader M17, qui mettra fin à une démocratie qui se nourrit par le sang de son peuple, à l’existence d’une assemblée nationale obéissante aux mots d’ordre d’une autorité morale alors qu’elle est l’émanation du peuple.

A. Kikukama trouve anormal que l’actuelle constitution fait du président de la république irresponsable de ces actes alors qu’en réalité toutes les grandes décisions sont prises sous son initiative.

D’après lui, le changement de régime fera en sorte que les congolais deviennent maitres de leur propre destin.

A la manière de Mzee et de Kadogos, le chef M17 croit que l’heure a sonné pour qu’à travers les élections, les fonctionnaires, policiers, militaires retrouvent le sourire comme à la belle époque de feu Laurent Désiré Kabila.

Alphonse Muderhwa