Audit fichier électoral: « malgré la présence des 16,6% d’électeurs sans empreintes, le fichier est crédible » (OIF/comité d’audit)

Audit fichier électoral: « malgré la présence des 16,6% d’électeurs sans empreintes, le fichier est crédible » (OIF/comité d’audit)

Katumbi et F. Tshisekedi élaborent un programme commun

Le Comité d’audit du fichier électoral a, vendredi 25 mai 2018, procédé à la présentation du rapport final de leurs travaux qui avaient pour but principal, d’auditer le fichier électoral de la RDC.

A l’issue des travaux qui ont duré 3 semaines, le comité d’audit du fichier électoral a ressorti des faiblesses et des forces.

Au chapitres des faiblesses, la présence des 16,6% d’électeurs sans empreintes (soit 6.400.000 personnes), a été le point ayant fait l’objet d’un débat accru et a compliqué le travail du comité.

» La présence des 16,6% d’électeurs sans empreintes répartis sur l’ensemble du territoire national a été le point qui a posé le plus de problème et des difficultés aux membres du comité d’audit « , a déclaré le Général Sangare de l’ Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Sur ce point, les membres de l’opposition faisant partie du comité d’audit ont exigé la radiation de ces 16,6% dans le rapport final.

N’ayant pas obtenu gain de cause, 3 des 4 d’entre eux ont boycotté la présentation du rapport.

« Nos amis de l’opposition ont posé un problème normal mais seulement, le rapport était déjà adopté. Raison pour laquelle, on ne pouvait pas satisfaire leur demande », a indiqué le général Sangare.

Autre faiblesse pointée du doigt par l’OIF, c’est le faible niveau des contentieux de listes journalières et la centralisation des données y afférant cumulé avec la très faible participation d’observateurs et des témoins des partis politiques pour cet exercice.

En dépit de cela, pour l’Organisation Internationale de la Francophonie, les faiblesses constatées ne sont pas d’ordre à empiéter ou décrédibiliser le fichier électoral.

Parmi les forces relevées par le comité d’audit figure entre autres, le caractère inclusif du fichier dont le taux de couverture de la population électorale estimée à partir des projections de l’INS est de 90%.

L’OIF s’est également réjouie du très faible niveau de doublons résiduels suite aux efforts de la CENI pour radier près de 7 millions d’électeurs inscrits à tort, dont des mineurs et des inscriptions multiples.

Le Comité d’audit du fichier électoral a formulé plusieurs recommandations à la CENI, acteurs politiques et autorités de la RDC.

À la CENI, d’isoler pour le scrutin du 23 décembre 2018, les électeurs atteignant 18 ans entre le 24 et le 31 décembre de cette année pour garantir qu’ils n’y auront pas accès.

Aux acteurs politiques, l’OIF leur recommande de jouer pleinement leur rôle, sur le terrain, de mobilisation des électeurs pour aller vérifier les listes électorales provisoires et bénéficier, ainsi, d’une dernière étape de correction des listes effectives.

Aux autorités, il leur est demandé de procéder à la délivrance généralisée des pièces d’identité justifiant l’identité et la nationalité congolaise.

Occasion pour le président de la CENI de remercier le travail abattu par le comité d’audit du fichier électoral.

« C’est ici l’occasion pour moi de remercier l’OIF pour l’énorme travail accompli. L’audit du fichier étant achevé, le cap est désormais fixé vers l’organisation des élections le 23 décembre prochain », a déclaré Corneille Nangaa.

« Un fichier électoral inclusif, exhaustif et actualisé mais perfectible », tel a été la conclusion du rapport général du comité d’audit du fichier électoral congolais.

Pour rappel, après enrôlement le fichier électoral était constitué de 46 millions d’électeurs.
Après nettoyage, il a été ramené à 40 millions.

Jephté Kitsita