Crise politique en RDC: A quel jeu joue la Majorité Présidentielle ?

Majorité Presidentielle MP - Meeting

Crise politique en RDC: A quel jeu joue la Majorité Présidentielle ?

Les récentes menaces de Kinshasa contre ses partenaires ont ceci d’inquiétant qu’elles instaurent une logique de guerre en période pré-électorale.

En effet, en écoutant le porte-parole du gouvernement Lambert Mende lancer une demande d’explication au Président en exercice de l’Union Africaine sur une matière qui est à l’ordre du jour dans tous les sommets depuis plusieurs  années, et dont l’UA a le devoir de s’occuper, cela étonne plus d’un analyste politique congolais.

Vu la crainte sur la stabilité de la Région que la situation de la RDC suscite, il est du devoir de l’Union Africaine de chercher des bonnes solutions pour sauvegarder la paix dans la région.

En plus, en relisant la Résolution 2409 du Conseil de Sécurité de l’ONU, on découvre qu’il est du devoir de l’organisation pan africaine et des organisations régionales d’accompagner le processus en cours en RDC et de s’assurer de l’Application intégrale de l’Accord du 31 décembre 2016.

Curieusement, alors que les relations entre états doivent être élégantes, voilà que le porte-parole du gouvernement congolais Lambert  MENDE qui se permet  d’admonester à la  Macron, Kagame et Lourenco à travers les médias et à se vanter la force de frappe de notre armée.

Dans la même lancée, Lambert Mende menace des voisins comme si ces derniers avaient officiellement prononcé une déclaration de guerre en évoquant juste la nécessité du respect de l’Accord dit de la saint sylvestre.

Face à tout ceci, certains analystes  congolais ont compris : le pouvoir chercherait à jouer la carte de la victime d’une agression qui justifiera l’instauration de l’Etat d’urgence et le maintien au pouvoir de Kabila!

Sinon, comment expliquer que l’on demande juste au président fin mandat,  Joseph Kabila de respecter les textes,  ses engagements et de se retirer et que son gouvernement réagisse par des menaces de guerre ?

Entre temps, le pays assiste à la campagne téméraire pour sa candidature anticonstitutionnelle avec la théorie de Mr Mirindi.

Pour le pouvoir, parler élections crédibles et alternance est synonyme de déclaration de guerre! Un arbre ne cacherait-il pas une forêt ? Dossier à suivre.

Matininfos/Joël imbole