RDC : Banderoles arrachées au siège de la CENCO, le bourgmestre de la Gombe s’explique (Interview)

RDC : Banderoles arrachées au siège de la CENCO, le bourgmestre de la Gombe s’explique (Interview)

Le bourgmestre de la commune de Gombe, Dolly Makambo, avait samedi 2 juin, arraché les banderoles rejetant l’éventualité d’un 3e mandat de Joseph Kabila. Elles étaient affichées dans l’enceinte du Centre interdiocésain, siège de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO).  Selon l’Abbé Donatien N’shole, secrétaire général de la CENCO, interrogé par ACTUALITE.CD, ces banderoles étaient placées par le Conseil de l’apostolat des laïcs catholiques du Congo (CALCC) dans le cadre de la sensibilisation sur l’Accord de la Saint-Sylvestre. Un jour plus tard, le bourgmestre de la Gombe s’est exprimé pour la première fois sur cette affaire. Il s’est confié à ACTUALITE.CD

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ACTUALITE.CD@actualitecd

« Le bourgmestre est venu personnellement avec sa garde pour enlever les banderoles. Ils ont même menacé le gardien qui était là. C’est la désolation, c’est un cas de violation de domicile ». Abbé N’Shole

Interview.

Qu’est-ce qui s’est passé ?

C’était dans le cadre de mon travail. Je passais comme tout le monde et j’ai vu ces banderoles placées sans autorisation. C’était fixé sur un mur, mais il n’y avait pas une clôture qui obstruait la vue de tout le monde. Ils ont mis cela pour que les gens voient. Et comme ils n’étaient pas autorisés, j’ai enlevé comme j’enlève toutes les banderoles dans la ville. J’enlève même pour les musiciens et pour les politiciens qui n’ont pas d’autorisation. C’est ce que j’ai fait.

Ils estiment qu’il y a eu violation de domicile

Il n’y a pas eu violation de domicile. Ces banderoles ont été placées pour que les passants voient. C’était sur le mur. L’intention était d’afficher pour que les gens voient.

Le message vous a dérangé ?

Ce n’était pas vraiment le message, mais les banderoles en soi. La pose de ces banderoles n’ont pas été autorisée. J’enlève même pour tout le monde.

Il semble que vous avez brutalisé le gardien…

Non pas du tout. Je n’ai brutalisé personne. Je suis arrivé. Je me suis présenté. J’ai demandé à mon garde du corps de descendre les banderoles et il les a descendues. Il les a mises dans ma voiture. J’ai même laissé ma carte. On brutalise quand il y a résistance. Il n’y a pas eu résistance. J’ai donné ma carte. Je leur ai dit s’ils veulent mettre une banderole qu’ils viennent régulariser au niveau de la commune ou de la ville.

Vous pouvez suivre l’intégralité de cette interview en audio ici.
Interview réalisée par Stanys Bujakera Tshiamala