“J. Kabila a jusqu’au 30 juin pour lever l’équivoque sur son probable 3è mandat”, ultimatum CLC

“J. Kabila a jusqu’au 30 juin pour lever l’équivoque sur son probable 3è mandat”, ultimatum CLC

Dans un déclaration jeudi à Kinshasa, dont une copie est parvenue à 7SUR7.CD, le Comité Laïc de Coordination Catholique (CLC) lance un ultimatum au président de la République pour qu’il lève toute équivoque sur son probable 3è mandat à la tête de la RDC.

Le CLC note qu’à 9 jours de la convocation de l’électorat, rien ne rassure que Joseph Kabila a enfin libéré le processus pour les élections générales au 23 décembre.

Les laïcs catholiques dénoncent plusieurs irrégularités parmi lesquelles :

1. La controversée liste de partis et regroupements politiques publiée par le ministère de l’intérieur,

2. La mise en cause de la fiabilité du fichier électoral,

3. Le manque de consensus sur l’utilisation de la machine à voter,

4. Ainsi que la non application des mesures de décrispation politique.

À cause de cela, le CLC accorde à l’actuel chef de l’État « jusqu’au 30 juin pour lever l’équivoque sur son probable troisième mandat et de donner la preuve qu’il est vraiment le garant du bon fonctionnement des institutions et de la stabilité dans le pays et dans la région », lit-on dans le communiqué.

Par ailleurs, les laïcs catholiques déplorent le faible décaissement du gouvernement en faveur du processus électoral. En juin, le déficit de financement est de 165%, selon le CLC, qui craint qu’il n’atteigne 200% à cette allure de décaissement.

Le CLC invite le gouvernement à ” présenter un plan de décaissements rassurant pour le financement des élections, de résoudre toutes les questions liées à la liste des partis et regroupements politiques en se basant sur les recommandations pertinentes de l’accord de la Saint Sylvestre “.

A la CENI, le CLC demande d’appliquer les recommandations de l’audit de l’OIF, d’abandonner le projet d’utilisation de la machine à voter dans le scrutin du 23 décembre…

« à défaut pour ces institutions d’atteindre ces objectifs, chacune d’elles devra en tirer toutes les conséquences qui s’imposent et le CLC assumera ses responsabilités », souligne le document CLC.

Cependant, le CLC indique “qu’au-delà du 30 juin, le peuple congolais toujours mobilisé et vigilant, sera dans l’obligation de se prendre courageusement en charge sur toute l’étendue de la République”.

« Le CLC fera une importante déclaration au lendemain de cette date », ont-ils conclu.

À 6 mois des élections générales, la pacification des esprits pour des élections apaisées, est loin d’être une réalité.

”Le suicide collectif” que le président Kabila avait promis d’éviter à la RDC a besoin de se matérialiser plus que jamais.

Jeff Kaleb