RDC: Qui Va Prendre La Relève De L’Actuel Président Kabila?

RDC: Qui Va Prendre La Relève De L’Actuel Président Kabila?

Le dimanche 23 décembre 2018, le peuple de la République démocratique du Congo devrait élire un nouveau président. S’il vous plaît noter que j’ai délibérément utilisé le mot «attendu» au lieu de «volonté» ou «doit».
Avec la RD Congo, nous traitons ces choses avec beaucoup de réserve. Le nouveau président peut, après tout, ne pas être nouveau; et les élections, comme cela s’est déjà produit deux fois auparavant, ne peuvent avoir lieu.

Vous savez, quand il s’agit de la RD Congo, les dieux ne semblent pas assez bons pour agir avec constance et constance. Mais malgré les échecs des dieux, mon instinct est que les élections auront lieu.
Il y a (peut-être) trois personnalités de l’opposition dans le sondage de décembre qui ont toutes été approuvées par leurs partis politiques respectifs.

Il s’agit de Jean Pierre Bemba Gambo (ancien vice-président), Moise Katumbi Chapwe (ancien gouverneur de la province du Katanga) et Felix Tshisekedi (militant politique et fils du vétéran politique Etienne Tshisekedi wa Mulumba).
Les trois candidats candidats représentent des circonscriptions dont la dynamique se situe à la frontière de la clientèle captive. Jean Pierre Bemba représente la vieille nostalgie mobutiste et sa rébellion militaire aux Kabilas (senior et junior).

Felix Tshisekdi représente l’activisme politique congolais civil non-violent tandis que Moise Katumbi représente une sorte d’avenir d’ange-ne-sais-pas pour la RD Congo.
Moise Katumbi est un candidat très facile à regarder pour la communauté internationale. Sauf pour l’accumulation de la richesse, il transporte moins de bagage politique négatif du passé. Et puisque sa mère vient de la lignée royale du Royaume de Lunda, la couleur de sa peau ne semble pas être un problème.

Mais il aura besoin de lier sa disposition personnelle et sa sympathie étrangère aux sentiments locaux; oui, le sentiment politique local toujours associé à Felix Tshisekedi. Et connaissant cette faiblesse, il (Moise Katumbi) aurait rencontré Felix dans une perspective de coopération (et a suggéré de parrainer un seul candidat de l’opposition). Bemba a été approuvé par le Mouvement pour la Libération Congolaise (MLC), un parti politique qu’il a fondé et sous lequel il a brigué la présidence en 2006. Alors que Bemba, Katumbi et Tshisekedi représentent de fortes candidatures, certains Congolais se demandent encore si le président Joseph Kabange Kabila avoir quelque chose dans sa manche.

Il est largement attendu qu’il (Joseph Kabila) ne se présentera pas comme candidat aux élections. Cependant, l’anxiété est sur le possible truquage d’un candidat associé à lui. Pourtant, même avec l’approbation de son parti politique, Bemba a encore quelques blouses à effacer, dont l’échec peut conduire à sa non-apparition sur le bulletin de vote.

La condamnation de Bemba à 18 ans pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité, viol et autres par la Cour pénale internationale a été récemment annulée par des juges d’appel du même tribunal. Cependant, le groupe qui pourrait échouer à sa candidature réside dans une autre affaire dans laquelle il a été condamné à un an de prison et à une amende de 350 000 dollars en 2017 pour avoir soudoyé des témoins lors de son principal procès pour crimes de guerre.

La CPI doit rendre une décision sur cette affaire. Et compte tenu du temps qu’il a déjà passé en prison, il est probable que la décision sera en faveur de sa libération. Mais cela pourrait prendre des semaines ou des mois avant que la décision ne soit rendue … La question est, la CPI pourrait-elle rendre la décision à temps pour que Bemba puisse battre la date limite des mises en candidature le mercredi 8 août 2018?
Compte tenu de la situation de Bemba, la réalité de n’avoir que deux candidats de l’opposition (Katumbi et Tshisekedi) est très manifeste. Et en passant, le titre de travail pour cette pièce était: “… mais le président Bemba emprisonnerait Kabila”.

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