L’Europe dans son combat de maintien du joug colonial sur la RDC se prépare à prolonger ses sanctions contre Shadary

L’Europe dans son combat de maintien du joug colonial sur la RDC se prépare à prolonger ses sanctions contre Shadary.

( Un article du journal belge La libre Belgique qui avait combattu Patrice Lumumba  et les Lumumbistes depuis 1960)

  • Dans République démocratique du Congo
  • 8 décembre 2018
  • Hubert Leclercq

RDC : L’Europe se prépare à prolonger ses sanctions contre Shadary

Selon l’Agence Associated Press, l’Union européenne se prépare, la semaine prochaine, à prolonger les sanctions à l’encontre du dauphin du président hors mandat Joseph Kabila.

Des responsables de l’UE ont confirmé vendredi que les interdictions de voyager et les gels d’avoirs seraient renouvelés à l’encontre du candidat du parti au pouvoir, le Congo, Emmanuel Ramazani Shadary, et de 15 autres personnes.

Cette décision devrait avoir lieu sans débat lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE, lundi.  Mais quel  est le but poursuivis par ces sanctions qui n’ont qu’un but politique averé?

Toujours selon l’agence AP, un haut responsable de l’UE a déclaré que « les raisons fondamentales qui ont dicté la prise de ces sanctions n’ont pas changé ». Le haut responsable, qui a préféré garder l’anonymat, a encore déclaré que l’UE attend beaucoup des élections. « Nous aimons les élections si elles se déroulent bien », a-t-il dit aux journalistes, « mais le « si » est très grand en République démocratique du Congo ».

La semaine dernière, le ministre congolais des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, a évoqué la question des sanctions avec la responsable de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini. Il a déclaré aux journalistes qu’il avait demandé que les sanctions « illégales » soient levées à l’égard de Shadary avant les élections ou, du moins, soient suspendues pendant une « période probatoire » par compromis.

Parallèlement, l’ONG Human Rights Watch a également écrit à Frederica Mogherini la semaine dernière pour lui demander de veiller à ce que les sanctions soient renouvelées et même élargies. « Moins d’un mois avant les élections prévues, la répression se poursuit, les responsables des exactions passées n’ont pas à répondre de leurs actes et l’environnement propice à la tenue d’élections crédibles n’existe pas », écrivait l’ONG dans son  courrier.

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