Elections en RDC: incertitude sur le nombre de bureaux de vote

Elections en RDC: incertitude sur le nombre de bureaux de vote

La Céni a annoncé jeudi le report d’une semaine des élections en RDC.
© Caroline Thirion / AFP

Combien de bureaux de vote vont-ils pouvoir ouvrir le 30 décembre en République démocratique du Congo (RDC) ? Des consultations sont en cours pour modifier la cartographie électorale alors même que les élections ont déjà été reportées d’une semaine. Ces dernières semaines, le nombre de bureaux de vote avait évolué. Leur nombre était même en hausse. Aujourd’hui, la Commission électorale (Céni) envisage de réduire, voire d’annuler le vote sur certaines parties du territoire. Rien n’est encore tranché. Mais dans plusieurs provinces du pays, la Céni dit connaître des difficultés. L’opposition dénonce une volonté d’empêcher ses partisans de voter.

A Yumbi, dans la province du Maï Ndombe, du matériel électoral a été détruit lors d’affrontements intercommunautaires sur fond de rivalité politique. Le personnel de la Céni a fui et n’est pas revenu depuis, comme d’ailleurs une partie des électeurs, malgré le déploiement des forces de sécurité. Près de 67 000 personnes avaient été enrôlées. « Est-ce que la Céni compte attendre le jour du vote pour aborder publiquement le sujet ? » s’inquiète un candidat de la majorité.

Avant d’annoncer le report des élections le 20 décembre, le président de la Céni, Corneille Nangaa, avait reçu les candidats à la présidentielle. Il avait évoqué également la possibilité d’annuler le vote dans les zones touchées par Ebola, les territoires de Beni et Butembo. Là-bas, plusieurs candidats disent d’emblée refuser une telle mesure alors que la Céni a laissé la campagne et les meetings se dérouler sans jamais se soucier d’Ebola.

Question de représentativité

Si le vote est annulé dans tous ces territoires, l’Assemblée nationale comptera 15 députés de moins sur les 500 attendus, ce qui pourrait avoir un impact sur l’ensemble des résultats pour les législatives. Le quotient de représentativité et donc la clef de répartition des sièges s’applique en effet sur la base des résultats à l’échelle nationale.

A Kinshasa, par manque de machines à voter suite à un incendie, la Céni pourrait retirer jusqu’à un cinquième des bureaux de vote prévus. Dans un tel cas de figure, les files d’attente risqueraient de s’allonger. Pour l’opposition, ce n’est pas un hasard si toutes ces décisions risquent de concerner surtout plusieurs de ses bastions.

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