MESSAGE DU CET CONCERNANT LE PROJET INGA

Le 22 Avril 2019

Coordonateur du CET

Chers Compatriotes,

Je vous prie de bien vouloir m’excuser d’avoir mis près d’une semaine avant de revenir vers vous avec le dossier de production d’énergie électrique. J’étais très occupé ces jours-ci et je devais aussi lire les articles du Professeur Sinaseli qui m’ont été recommandés par mon cadet- «à moi tout seul »- Evariste Mpow.

Ouvrons une parenthèse. Je n’aborderai pas ici les problèmes des ports de la RDC sur l’Atlantique qui doivent être développés avant de penser à toute ouverture par le biais du port de Pointe-Noire. La RDC, par ses potentialités, à la vocation de devenir la première puissance économique d’Afrique. Aucun Etat ne peut atteindre ce statut sans avoir ses propres ports. La parenthèse est fermée.

Dans un de document  de la Banque Mondiale  intitulé  « DRC INGA 3 AND MID-SIZE HYDROPOWER DEVELOPMENT TA » du 5 février 2018,  j’ai tiré le passage suivant :

« L’énergie hydroélectrique de la RDC a été considérée comme un changeur de jeu régional susceptible d’éclairer le continent africain. La RDC possède un énorme potentiel hydroélectrique estimé à 100 GW (équivalent environ 774 TWh par an), le troisième plus grand potentiel de pays derrière la Chine et la Russie. Avec 40 GW, Inga serait le plus grand site hydroélectrique du monde et l’une des sources d’énergie les plus rentables du continent (le coût de production était estimé à 0,03 USD par kWh au moment de l’examen). Les pays du pool énergétique d’Afrique australe (SAPP) constituaient un marché naturel pour l’hydroélectricité de la RDC étant donné que cette dernière est déjà interconnectée avec le réseau SAPP. L’Afrique du Sud  est  un acheteur solvable pour des projets hydroélectriques en RDC ».

Quel est ce Congolais qui ne sentira pas vibrer en lui la fierté d’être issu d’un pays aussi rare, avec ses potentialités énergiques qui ne s’épuisent pas ; et ce, sans parler des vastes ressources minérales inexploitées, évaluées à 24 trillions de dollars  ainsi que d’une population de 80 millions de personnes en majorité jeunes capables de constituer un grand marché intérieur?

Cependant, si nous ne savons pas utiliser ces potentiels de façon intelligente, elles ne seront jamais exploitées au profit des Congolais. Bien au contraire, elles demeureront, pour ceux qui les envient, une invitation à nous déstabiliser.

J’ai parcouru les analyses de notre compatriote Sinaseli et le félicite sur la quantité et la qualité des documents produits. Je les ai remises au Dr. Andy, notre archiviste du CET, avec le lien de la page web.

Cependant, bien qu’il y ait convergence de vue entre nous concernant la nécessité de produire de l’énergie hydroélectrique pour sortir notre peuple de la pauvreté, j’ai aussi constaté que nous avons des divergences profondes concernant : la classification des centrales hydroélectriques ; la compréhension des mégaprojets ; la nécessité d’une stratégie pour gérer les coûts ; la question de l’endettement.

CLASSIFICATION DES CENTRALES HYDROÉLECTRIQUES :

Dans un document du Prof. Sinaseli, nous avons lu cet extrait :

« La R.D.C. compte 44 centrales …auxquelles il faut ajouter aujourd’hui les centrales hydroélectriques de Kakobola sur la rivière Kwilu dans le Bandundu (9,3 MW), Zongo 2 sur la rivière Inkisi dans le Bas-Congo (150 MW) et Katende sur la rivière Luluwa dans le Kasaï Central (64 MW). La microcentrale hydroélectrique de Katende est, comme on le constate, la plus petite de ces trois microcentrales »

Centrale Hydroelectrique Katende

Nous ne sommes ni d’accord avec la dénomination « microcentrale hydroélectrique » utilisée pour désigner les centrales ici précitées  ni avec l’affirmation selon laquelle la centrale construite dans l’espace kasaien est la plus petite. Nous reconnaissons que la construction de la centrale de Katende avait soulevé beaucoup de passion  mais que dans le cadre des  recherches de solutions énergétiques durables pour notre pays, nous devrions nous limiter à ses aspects techniques en  éviter de la politiser.

En effet, on distingue deux grandes classes de centrales hydroélectriques suivant leur puissance installée : les grandes centrales hydroélectriques (GCH) et les petites centrales hydroélectriques (PCH). La limite entre ces deux catégories peut varier d’un pays à l’autre, mais elle est généralement située à 10 MW.

Les grandes centrales hydroélectriques (GCH) peuvent être subdivisées en gigacentrales (> 1 000 MW), grandes centrales (200 MW à 1000MW) et centrales de taille moyenne (10 MW à 200 MW].

Les petites centrales hydroélectriques (PCH), quant à elles, sont subdivisées en petites centrales (500 kW à 10 MW), microcentrales (20 kW à 500 kW) et picocentrales (moins de 20 kW).

Or, différence dans la classification des centrales hydroélectriques signifie aussi différence dans la complexité de la technologie pour l’installation de tel ou tel type de centrale. En principe, le degré de complexité technologique d’une PCH sera plus faible que celui d’une GCH.

Selon le document de la Banque Mondiale, le site du grand Inga disposerait d’une capacité exploitable évaluée à 40 GW, le classant à la première place mondiale. Hormis ce site d’Inga, il existe aussi en RDC 62 sites capables de recevoir des centrales de taille moyenne d’une capacité totale combinée d’environ 30 GW. Parmi ces sites figure Katende : la centrale hydroélectrique de Katende, avec une puissance installée de 65 MW, n’est pas une microcentrale ; et ce, même dans le standard américain et canadien.

Nous pensons que, au lieu de nous focaliser sur la construction du grand Inga, il vaudrait mieux commencer par concentrer nos premiers efforts sur l’installation des centrales de taille moyenne. En effet, pourquoi commencer par le projet le plus complexe au lieu du plus simple, par le plus difficile au lieu du plus facile ?

La Chine, qui est la plus grande puissance productrice d’énergie électrique au monde, exploite une majorité de centrales moyennes, qui lui fournissent près de 60 % de son électricité. Bien qu’elle vienne de construire la plus grande centrale du monde, elle a eu la sagesse de ne pas commencer par la plus grande et la plus complexe des centrales, mais par des centrales de capacité modeste.

MÉGAPROJETS ET CONTRÔLE DES COÛTS

Pour mener à bien un projet, il faut savoir contrôler ses coûts, de la phase de planification jusqu’à la phase opérationnelle.

Dès l’étape initiale du projet est indiqué un montant global, sous forme d’estimation des coûts, pour obtenir l’approbation du projet par toutes les parties habilitées à prendre la décision. Cette estimation représente des prévisions approximatives de coûts qui serviront à la planification budgétaire aux premières étapes de l’élaboration du projet. Elle est en principe basée sur l’énoncé de la demande (ou d’un besoin), les bénéfices escomptés, les technologies qui seront utilisées pour la réalisation du projet, notamment. Pour la bonne performance de réalisation d’un projet, l’écart entre les coûts prévus et le total des dépenses engagées à la fin du projet doit être maintenu au minimum.

Les projets d’infrastructure (centrale hydroélectrique, route, aéroport, etc.) sont très coûteux. Leurs estimations s’évaluent généralement en millions de dollars. Et, quand ce coût est estimé à plus d’un milliard de dollars, le projet est classé dans la catégorie des « mégaprojets ». Un mégaprojet n’est pas seulement un projet coûteux, mais un projet dont la caractéristique principale est le manque de fiabilité des prévisions y relatives. Paradoxalement, les performances des mégaprojets sont généralement très médiocres, ce qui se traduit par des écarts substantiels par rapport aux prévisions de coûts et de délais de mise en service, ainsi que par des déficits plutôt que des bénéfices.

Les performances médiocres des mégaprojets sont dues au fait que les parties prenantes sont incitées (voire encouragées à cause de la corruption) à sous-estimer les coûts, à surestimer les bénéfices, à sous-évaluer l’impact environnemental, à surestimer les effets du développement économique, et surtout à sous-évaluer les délais de livraison ; et ce, dans le seul but de faire accepter le projet ! Et, une fois le mégaprojet a démarré, il devient difficile de l’arrêter, de peur de n’avoir investi beaucoup d’argent pour rien.

Tout ceci est corroboré par l’histoire récente du projet INGA 2, qui a coûté plus de 6 fois les estimations initiales annoncées lors du lancement en 1972. Par ailleurs, le courant d’INGA 2 n’est arrivé au Katanga qu’en 1984, soit 7 ans après la date prévue, et représente un apport énergétique de seulement 13 % de la capacité nominale. D’ailleurs, depuis son inauguration en 1982, INGA 2 n’a jamais dépassé 50 % de sa capacité nominale.

En 1979, interpellé par le Congrès américain à cause des continuelles demandes d’extensions de crédit garantis par les Etats-Unis et de rallonges de délais pour achever le projet, M. Donald Stingel, un des directeurs de Eximbank, avoua devant le Congrès :

« Je pense personnellement que dans le concept original du projet, tout l’aspect logistique ne fut pas réellement pris en compte. Le travail est beaucoup plus difficile que ce qui a été prévu initialement (…) Ce n’est pas un bon projet … le prix de l’énergie électrique d’Inga-Shaba s’élèvera pendant plus de 50 ans à plus de quatre fois le prix actuel de vente d’électricité. »

Ainsi, M. Lannon Walker, secrétaire d’État adjoint chargé des Affaires africaines au Département d’État, déclara : « Ce qui importe plus encore, c’est que nous estimons le projet valable par rapport à la politique globale des Etats-Unis au Zaïre ». C’était encore la période de la Guerre froide et le Congrès américain accepta de garantir un énième dernier crédit pour INGA 2.

Le contrôle des coûts et des délais de mise en service est donc problématique pour les mégaprojets. Toutefois, étant donné que les mégaprojets sont indispensables pour le développement des pays, on ne peut les proscrire. Il faut plutôt chercher à élaborer des stratégies capables de maximiser le contrôle de leurs coûts.

QUELLE STRATÉGIE POUR LA MAÎTRISE DES COÛTS DES MÉGAPROJETS ?

Pour le développement de notre pays, la construction de barrages et de centrales hydroélectriques, ainsi que de lignes de transport de courant à haute tension, n’est pas une fin en soi. L’objectif, c’est la production d’électricité.

Dans les développements des projets en Amérique, deux stratégies sont couramment utilisées : il s’agit de deux approches, « Top-Down » et « Bottom-Up »

La stratégie Top-Down

Appliquée au problème de la production d’électricité, cette stratégie consiste à produire une très grande quantité d’électricité (E) à partir d’un site ; l’électricité sera ensuite distribuée largement, et même vendue à l’extérieur.

 è E1 + E2 + E3 + E4 + E5+ … En.

La stratégie « Top-Down » de développement est généralement très coûteuse, et un pays doit souvent emprunter de l’argent auprès de grandes organisations comme la Banque Mondiale ou d’entreprises de pays développés. Les ressources doivent être mobilisées dès le démarrage du projet. La grande taille du projet rend difficile la quantification des coûts et des avantages réels de la production d’énergie hydroélectrique, ainsi que l’identification des obstacles inhérents au déploiement de la production d’hydroélectricité. Le délai de livraison est très long et toujours élastique. La production d’électricité intervient seulement après la mise en œuvre de toute l’infrastructure du projet. C’est seulement au stade final que l’électricité produite est alors distribuée aux consommateurs.

Dans cette approche, les décisions relatives à tout le système seront généralement prises par le gouvernement et les groupes d’influence externes impliqués. Les populations locales qui seront touchées par le programme n’auront que très peu à dire et très peu d’influence sur le projet.

Par exemple pour la construction d’INGA 2, la décision avait été prise une année avant la fin des travaux de INGA 1 ; et ce, sous l’influence, notamment, de la Belgique, qui accorda un crédit d’État à État au Zaïre de Mobutu (pour motiver Mobutu à accorder des gros contrats aux compagnies belges dont ACEC  et SAFRICAS  ainsi que faciliter les premiers paiements aux compagnies belges engagées dans la construction de INGA 2), alors que le Zaïre n’en avait pas besoin.

La stratégie Bottom-Up

La finalité étant la production d’une grande quantité d’électricité à prix bas, un mégaprojet peut être subdivisé en nombreuses composantes, chacune étant conçue et construite séparément (elles sont appelées « builds »).

E1 + E2 + E3 + E4 + E5 + … En è

Ces composantes seront des centrales hydroélectriques de taille moyenne, ce qui réduit leur complexité. Chaque composante est livrée à la communauté lorsqu’elle est terminée. Cela permet une utilisation partielle du système et évite un long temps de développement. Par ailleurs, le volume de l’investissement initial est très réduit, évitant ainsi la longue attente des capitaux d’organisations extérieures. Ce modèle de développement permet aussi de la détection rapide d’éventuels problèmes au niveau des composantes et leur correction sans devoir arrêter tout le projet.
 

Nous proposons donc d’atteindre les ¾ des capacités du grand Inga avant 2060 en lançant des plans décennaux visant d’abord les 62 sites identifiés pour la mise en service de centrales de taille moyenne, à raison de 5 ou 6  à la fois (construction en parallèle). Une telle approche permettra à la RDC d’augmenter sa capacité de production hydroélectrique de 2,5 GW tous les trois ans ; et ce, de façon itérative. Après le premier cycle, la tâche sera d’autant plus facile.

Ceci nécessite un investissement initial de seulement 2 milliards de dollars, parce que le projet s’autofinancera à partir de la 5e année si l’électricité produite est bien gérée. Avec l’organisation du dernier scrutin par ses propres ressources, l’État congolais a prouvé au monde qu’il pouvait mobiliser 2 milliards de dollars sans trop de problèmes. À quelque chose malheur peut être bon.

LE PROBLÈME DE LA DETTE

À propos de la dette, le CET propose de compter d’abord sur la mobilisation des ressources internes, dont le coût sera seulement une fraction des 11 milliards de dollars, ne fût-ce que s’agissant du démarrage de INGA 3.

Nous sommes donc également d’accord avec le professeur Sinaseli  dans ce sens que la dette peut nous servir à renforcer les capacités productives et à stimuler la transformation structurelle, notamment dans la production d’hydroélectricité, mais à condition qu’elle soit bien gérée. En revanche, nous ne sommes donc pas d’accord quand il affirme ceci :

« La R.D.C., vaste pays au riche potentiel minéral et énergétique, a une dette publique insignifiante, largement inférieure à celles de plusieurs pays occidentaux et africains n’ayant pas les mêmes potentialités et, par conséquent, les mêmes capacités de remboursement ! Nous devrons tous dénoncer cette situation. »

En effet, bien que notre pays dispose de potentialités immenses et que, comparativement à beaucoup d’autres pays, le volume de la dette publique de la RDC n’est pas très élevée, nous ne devons pas oublier que ce niveau d’endettement est très bas parce que les principales dettes sous Mobutu avaient été effacées… à cause de l’incapacité de notre pays à les honorer !

Notre pays est donc comparable à un individu qui s’est placé en faillite. Certes, certains bailleurs de fonds peuvent permettre à notre pays d’obtenir d’autres prêts, mais la faillite passée et l’instabilité récurrente en RDC (instabilité que certains encouragent) seront une raison pour imposer des taux d’intérêt et des frais élevés. Nous ne sommes plus durant la Guerre froide, quand les puissances occidentales cosignaient nos emprunts. En tout cas, il est difficile de concevoir qu’un pays dont le PIB s’élève seulement à 40 milliards de dollars obtienne un emprunt de 80 milliards de dollars ! Il faut d’abord élever le PIB.

En effet, contrairement à ce qui est écrit ci-dessus, la capacité de rembourser ne se mesure pas en « potentialités », mais d’abord en PIB.

Le poids de la dette d’un pays se mesure d’ailleurs par le ratio [Dette]/[PIB]. Quand ce ratio est supérieur à 0,6, la dette du pays est considérée comme lourde. Certes, certains pays dépassent ce seuil sans trop s’inquiéter, car ils sont stables et ont une économie performante, ce qui rassure les prêteurs. C’est le cas des Etats-Unis, du Japon, etc. Faut-il rappeler que nous ne sommes pas dans la même situation que ces pays ?

Par ailleurs, nous ne devons pas oublier que l’accélération de la dette extérieure a toujours des conséquences budgétaires néfastes. Pour payer la dette, des coupes devront être faites sur les programmes sociaux, sur l’investissement public, et même sur l’investissement en ressources humaines. L’inflation ainsi que la dépréciation de la monnaie, nous avons déjà connu cela sous Mobutu.

Pour revenir sur le retard pris pour construire Katende, ce retard était aussi la conséquence de l’endettement pour INGA 2, pour lequel les bailleurs, regroupés au sein de CIS, avaient imposé des conditions usurières. Le remboursement devrait s’échelonner entre trois et dix-sept années et demie, avec une période de grâce de quatre ans. L’État congolais devait commencer à rembourser la dette en 1976, alors la mise en service de la ligne n’interviendra qu’en 1984.

INGA 2 a été aussi la cause de l’assèchement des finances publiques de l’État Zaïre (en plus de la gestion de Mobutu). Et il est dommage que des cadres congolais ne se rappellent plus cette faillite qu’avait causée le mégaprojet INGA 2 et sont prêts à faire bégayer l’histoire.

Tout comme la RDC n’a pas besoin d’INGA 3 aujourd’hui, le Zaïre n’avait pas besoin de INGA 2 en 1972, parce que la Gécamines était déjà prête à démarrer la construction de la centrale hydroélectrique de taille moyenne de Busanga, station d’une capacité de 150 MW, avec un financement de la Banque mondiale a la hauteur de seulement 65 millions de dollars !  La construction de la centrale de Busanga a commencé seulement en 2017.

Le projet du Grand Inga est cité parmi les plus importants mégaprojets du 21e siècle, mais son coût est excessif par rapport aux autres projets. Il est évalué à 80 milliards de dollars, alors que le projet américano-russe de construction d’un tunnel sous le détroit de Béring entre la Sibérie et l’Alaska est évalué à 65 milliards de dollars.

Qui va nous prêter l’argent pour la construction du grand Inga ?

Au lieu de continuer à rêver de la construction de la plus grande centrale hydroélectrique du monde alors que nous sommes dépourvus de ressources, ne serait-il pas plus judicieux que vous appuyiez la solution du CET pour développer, dans un premier temps, 62 centrales hydroélectriques de taille moyenne, suivant la stratégie Bottom-Up expliquée plus haut ?

CONCLUSION :

Pourquoi faire « compliqué » quand on peut faire « simple » ?

 S’ils semblent séduisants par le pouvoir, au moins symbolique, qu’ils semblent procurer, les mégaprojets sont en réalité des projets mégalomaniaques, aux méga-risques, aux méga-coûts et aux méga-illusions, et ce, au détriment de la population. Commençons d’abord par prouver au reste du monde que nous arrivons à construire et gérer des centrales utiles et efficaces, de taille relativement modeste. Sur la base de l’expertise ainsi accumulée, nous aurons ensuite tout loisir, à plus long terme, de trouver les fonds et les débouchés de l’un ou l’autre plus grand projet, si ce besoin devait encore être d’actualité.

Pierre Vile-Linda SULA

Architect

Coordonnateur du CET

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